Accueil Jardin Faut-il désherber avant de retourner la terre ? Quel est la meilleure pratique ?

Faut-il désherber avant de retourner la terre ? Quel est la meilleure pratique ?

par Clem
Motoculteur pour retourner la terre

Le jardinage est un art qui demande du temps, de la patience et parfois des compétences spécifiques. Pour préparer au mieux son sol pour une nouvelle saison de plantation, il est nécessaire de bien le travailler en amont. L’une des étapes essentielles est souvent de se débarrasser des mauvaises herbes présentes dans le jardin, afin d’offrir aux futures plantes un environnement sain et propice à leur développement. Dans cet article, nous allons aborder des différents points de vue quant à l’idée de désherbage avant de retourner la terre.

Les mauvaises herbes : quel impact sur le sol ?

Pour comprendre pourquoi il peut être important de désherber son terrain avant de retourner la terre, il convient tout d’abord de connaître l’impact des mauvaises herbes sur la qualité du sol. En effet, ces indésirables peuvent avoir différentes conséquences : d’une part, elles vont puiser dans les réserves nutritives du sol, appauvrissant ainsi ses ressources en éléments fertilisants ; d’autre part, elles présentent également une véritable concurrence pour les plantations que vous envisagez, réduisant de fait leurs chances de survie et de croissance optimale.

Le désherbage manuel ou mécanique

Avant de se lancer dans le travail de retournement du sol, il est donc primordial de se poser la question du désherbage, et notamment de la méthode à adopter. Il existe deux grands types de désherbage : le manuel et le mécanique.

Le désherbage manuel

Cette technique consiste à retirer les mauvaises herbes une par une, à la main ou à l’aide d’outils simples tels que la binette, la serfouette ou encore la houe. Bien que somme toute fastidieux, le désherbage manuel a l’avantage d’être écologique et très précis, permettant de ne pas endommager les autres plantes du jardin. De plus, il reste adapté aux petits espaces, pour lesquels l’utilisation d’un engin motorisé peut être disproportionnée.

Le désherbage mécanique

A contrario, le désherbage mécanique fait appel à des machines, telles que le motoculteur, pour arracher en profondeur les racines des mauvaises herbes. Cette méthode présente l’avantage indéniable de la rapidité et de l’efficacité, mais elle n’est pas sans conséquences sur l’environnement, puisque ces engins sont généralement équipés de moteurs à combustible fossile, polluants. Par ailleurs, le recours à la mécanique implique également un certain coût financier, qu’il s’agisse de l’achat, de la location ou de l’entretien du matériel.

Prendre en compte les spécificités du sol

Au-delà des méthodes mises en œuvre, il est important d’évaluer les particularités du sol avant de procéder au désherbage. En effet, certaines situations peuvent impliquer des précautions ou contraintes spécifiques.

Sol sec ou mouillé : adapter sa stratégie

La première question à se poser est celle de l’état du sol. Un terrain sec rendra plus difficile l’extraction des racines entières des mauvaises herbes, tandis qu’un sol trop humide risquerait de provoquer un compactage de la terre lors du bêchage. Il est donc nécessaire d’adapter sa stratégie en fonction de l’état du sol et des conditions météorologiques.

Le type de mauvaises herbes présentes

Toutes les mauvaises herbes ne sont pas égales face au désherbage. Certaines espèces ont en effet la capacité de régénérer rapidement à partir d’un simple morceau de racine laissé dans le sol, rendant ainsi le travail inutile si l’on ne procède pas à une extraction minutieuse des racines. Dans ces cas-là, utiliser un motoculteur pourrait être contre-productif puisque cet outil n’a pas la précision suffisante pour retirer entièrement les racines les plus résistantes. On privilégiera alors plutôt un désherbage manuel ou une méthode alternative écologique telle que le paillage ou le recours aux plantes couvre-sol.

Pourquoi retourner la terre ? Une étape essentielle

Une fois le désherbage réalisé, la dernière étape reste bien entendu de retourner la terre. Le bêchage, réalisé à l’aide d’une bêche ou d’un motoculteur, permet en effet de remettre en surface des éléments nutritifs essentiels au bon développement des plantations à venir, tout en assurant une aération de la terre et une répartition homogène des apports organiques que vous auriez pu intégrer (compost, fumier…).

Désherber avant de retourner la terre est une étape qui peut être bénéfique pour votre sol et vos futures cultures. Il importe cependant de tenir compte des spécificités du terrain et de trouver le juste équilibre entre les différentes méthodes disponibles en fonction des contraintes environnementales, financières et temporelles.

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